ARRÊT DES COMMENTAIRES.
ARRÊT DES DEMANDE D'AMIS.
ARRÊTEZ! C'EST LA FIN! STOP!
↑ Peax : Dédi-Body Femme ♥
( Titoune et Louloute for ever! )
"Moi je serais Michiru, et toi tu serais Ruka..."
Hai ♥
S u i c i d a l T e n d e n c i e s
Quitte à mourir, autant vraiment marquer le coup, non? Faut que ça se voie.
Ma mort je la veux sanglante, avec du rouge sur les murs et sur mes vêtements.
Faut que ça soit sale! Je ne veux pas que ce soit beau.
Et surtout quand on me retrouvera, je veux que ma mort laisse un mauvais souvenir,
un très mauvais souvenir à tous ceux qui me connaissent.
Comme ça, quand ils se rappelleront de moi, il y aura toujours deux images en eux:
celle d'une jeune fille bizarre, et celle de son corps par terre,
la tête éclatée en dix mille morceaux dans sa chambre (un CD d'Indochine en boucle).
Mon suicide à moi, c'est le monde d'aujourd'hui tel qu'il est,
avec le bien et le mal, le sale et le beau, le beau et le moche,
sauf que le bien, il n'est pas assez fin pour réussir à niquer le mal...
Tout le problème est là.
Et 1, 2, 3, Sachiko est née au pays des cauchemars
Et 1, 2, 3, Sachiko est tombée dans un trou noir
Il pourrais peut-être la sauver
Et 1, 2, 3, Sachiko est née dans un endroit
Un endroit qu'il ne fallait pas
Mais c'est qu'ici il n'y a plus de place
Pour qu'elle puisse grandir davantage
Mais il est là...
Si dεmain dans ta
ruε ou si dεmain
dans ta villε, on tε
montrε du doigt
parcε quε t`as lεs
chεvεux comme ça,
ou parcε quε tu
t`habillεs commε ça..
dit lεurs.. dit lεurs
quε sε sont dεs..
P E R V E R S
- Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences ; le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur, et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr... Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme! Ce n'est pas parce qu'il y en au un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, la sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien ; pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !
- Antigone.